Le vin primeur est arrivé !

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Mais non, ne vous inquiétez pas, il n’y a pas une seconde récolte printanière en Beaujolais ! 

Il existe deux définitions pour « le vin primeur ».

Le vin “nouveau”

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La première est connue de tous, c’est le vin « nouveau » qui est commercialisé juste après sa récolte, le 3ème jeudi de novembre. La quasi totalité de la production est d’ailleurs consommée dès cette période. Cette pratique est utilisée dans beaucoup de régions viticoles dominées par le Beaujolais mais on la retrouve aussi dans d’autres pays, comme l’Italie et l’Espagne.

C’est une pratique qui permet aux vignerons d’éviter des coûts d’élevage et de stockage et permet une rentrée d’argent rapide.

En revanche, elle a des effets pervers : le succès commercial du Beaujolais nouveau a notamment mis dans l’ombre les crus du Beaujolais tels que Julienas, Saint-Amour, Morgon…

 

Le Vin “vendu en primeur”

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La deuxième définition est plus abstraite pour beaucoup d’entre nous. Elle fait référence aux « vins vendus en primeur ».

Cette pratique est d’origine Bordelaise. En effet, les Grands Crus Classés et assimilés de Bordeaux sont mis en vente alors que les vins ne sont pas encore définitifs : ils doivent encore être élevés 18 mois en barrique dans les chais des châteaux avant d’être mis en bouteille. Ainsi, le millésime 2013 qu’il va être possible d’acheter “en primeur” dans les prochaines semaines ne sera livré qu’au premier semestre 2016.

Ce système permet aux vignerons de pouvoir financer la production sans avoir à attendre la livraison réelle pour être payé. C’est aussi et surtout un moment de partage et de convivialité !

En règle générale, les vins sont vendus à des négociants (grossistes) sur une période qui court d’avril à juillet. Ces négociants peuvent choisir de ne pas les commercialiser, ou de les revendre à des distributeurs comme les cavistes ou des sites marchands qui les proposeront à leurs clients particuliers sans attendre.

Il vous sera donc possible, dans les prochaines semaines, d’acheter des « Grands Crus » du millésime 2013. Si au début des années 1980 vous pouviez espérer une décote d’au moins 30 % sur les prix pratiqués hors primeurs, ces dernières années l’économie n’est plus toujours au rendez-vous.

Faites d’autant plus attention à l’attractivité des prix car ils sont dans la majorité des cas hors TVA. Il vous sera donc demandé 2 ans après votre commande de la régler, ainsi que les frais de transport.

L’achat en primeur n’est intéressant que pour les grands vins. Il reste à noter que le Bordelais n’a pas le monopole du primeur et que la vallée du Rhône et la Bourgogne proposent aussi des grands vins en primeur.

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